Le Centre Hospitalier Agen-Nérac est un établissement de santé composé de trois entités constituant un ensemble de près de 700 lits et places pour une offre complète de soins. Établissement Support du GHT Lot-et-Garonne, le CH compte 221 médecins et 1700 professionnels de santé qui accueillent plus de 30 000 entrées par an. Le Dr Christian Guillaudin, Pharmacien au CH Agen Nérac, revient sur son utilisation concrète des outils Hospivision.

« En pharmacie hospitalière, le pilotage opérationnel de nos différentes activités et processus doit être une priorité en termes de consolidation des données et de performance. Actuellement, l’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) a redynamisé la production d’une unité d’œuvre « Pharmacie », selon la même méthodologie que la Société des Sciences de la Stérilisation (SF2S). Cette production nationale permettra d’identifier les différentes activités pharmaceutiques, et d’avoir une visibilité interne.

Je vous propose d’illustrer l’utilisation de la plateforme PSIH dans le processus de maîtrise et de consolidation des données pharmaceutiques des Dispositifs Médicaux Implantables (DMI) remboursés en sus des Groupes Homogènes de Séjour (GHS).
Il y a une augmentation des dépenses de DMI inscrits sur la liste en sus. Les équipes pharmaceutiques hospitalières doivent contrôler la qualité des informations transmises à l’assurance maladie en vue du remboursement et, le cas échéant, corriger les données déclarées ; un contrôle de cohérence est donc nécessaire entre les sources présentes dans le fichier complémentaire (FichComp) et celles des séjours au niveau de l’historique des traçabilités sanitaires. Les systèmes d’informations pharmaceutiques ont, pour certains, intégré des contrôles de cohérence plus ou moins détaillés.

Malgré cela, des informations échappent à cette surveillance, et pénalisent financièrement l’établissement.

Dans notre hôpital, nous avions structuré le contrôle des données par l’intermédiaire des fonctions présentes dans notre logiciel Pharma®, société Computer Engineering, et à partir de requêtes internes, type SQL, sur les fichiers générés par la traçabilité sanitaire des prescriptions.
Cette démarche permettait d’éliminer certaines erreurs dans le FichComp sur, par exemple, les numéros d’Identification Externe des Patients (IEP), les dates de séjour des patients, et les prix.

Il nous manquait cependant un ultime contrôle entre les données présentes dans le FichComp, celles des consommations, et celles issues du PMSI.

Les capacités d’analyse en temps réel et de corrélation, via les outils proposés par le groupe PSIH, simplifient le pilotage de cette activité. En effet, l’utilisation des tableaux de bord, générés à partir des informations colligées a permis d’identifier des écarts, et donc d’analyser en profondeur notre processus. Notre éditeur a été tenu informé des différentes situations identifiées afin de corriger certains dysfonctionnements et/ou de préciser les éléments indispensables à une extraction sans faille. En pratique, nous avons intégré l’informatique décisionnelle dans notre processus DMI hors T2a. La prochaine étape sera d’étudier les tableaux de bord proposés sur la fonction approvisionnement – gestion des stocks. »